Utiliser la cartographie pour comprendre les réseaux d’acteurs

La cartographie des partenariats permet de dessiner les réseaux d’acteurs et de situer les positionnements de chacun en leur sein.

L’Agence Phare a été retenue par la DRJSCS Île-de-France pour réaliser un diagnostic de la mobilité européenne et internationale des jeunes franciliens. Pour comprendre l’implication des acteurs de la mobilité (associations, pouvoirs publics, etc.), nous avons réalisé deux cartographies : l’une à l’échelle régionale, l’autre à l’échelle départementale.

Celles-ci nourrissent un diagnostic plus global, enrichi par des entretiens sociologiques avec différents acteurs. Ce diagnostic de la mobilité sera utilisé par les décideurs pour penser un Plan Régional de développement de la mobilité des jeunes sur 2017-2020, une démarche inédite!

Cartographie 1 : à l’échelle régionale, une mobilisation avant tout des acteurs institutionnels et des têtes de réseau associatives. Il y a une réelle mise en lien, notamment grâce au Comité régional de la mobilité qui favorise les rencontres entre acteurs qui, traditionnellement, agissent plutôt de manière sectorielle (Education nationale pour les élèves, Missions locales pour les jeunes en insertion, etc.).

Cartographie 2 : à l’échelle départementale (Essonne et Seine-et-Marne), une animation de réseau par une association mandatée à cet effet (AOLF), faisant intervenir un nombre élevé de collectivités locales et des associations locales (participation à des formations, des temps d’échanges, etc.).

La comparaison des deux cartographies fait apparaître plusieurs résultats :

  1. L’échelon régional est le niveau institutionnel : les têtes de réseau s’y mêlent. C’est là où se partage l’information, où se construisent les plans d’action. Il s’agit aussi du lieu d’où sont impulsées les décisions.
  2. L’échelon départemental est le niveau où se développent et se mélangent les réseaux des associations et des collectivités locales. C’est le réseau des acteurs « de terrain », qui sont en contact direct avec les jeunes et peuvent les accompagner dans la construction de leur projet de mobilité.
  3. L’articulation entre les acteurs locaux et régionaux se fait, en grande partie, par l’intermédiaire des réseaux déjà institués et structurés, avec un système de représentation des acteurs locaux au sein du Conseil régional de la mobilité (le CIDJ y représente les BIJ et PIJ, l’Association régionale des Missions locales y représente les différentes Missions locales, les Rectorats y représentent les établissements scolaires, etc.).
  4. Cependant, alors que les communes et intercommunalités s’impliquent, à l’échelle locale, dans les réseaux de la mobilité – démontrant un réel intérêt pour ces enjeux – elles ne sont pas représentées au niveau régional et sont donc éloignées des canaux de diffusion de l’information, voire peu au fait des possibilités d’accompagnement technique au montage de projets pour les jeunes.
  5. Observant ces décalages, une question essentielle est alors à travailler : comment ouvrir les réseaux existants de mobilité aux collectivités territoriales? Par quel intermédiaire les associer? Il s’agit d’une piste importante à creuser pour renforcer la coopération entre acteurs, et ainsi l’efficacité des politiques régionales favorisant la mobilité des jeunes.

Pour en savoir plus sur les réseaux de la mobilité des jeunes en Île-de-France: lire le diagnostic complet.

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Ces cartographies sont un exemple simplifié des possibilités d’analyse permises par l’étude des réseaux. 

Pour plus d’informations, contactez François Cathelineau, Directeur des études : francois@agencephare.com