Études et recherche

L'évaluation d'impact social

L’expérience de l’évaluation d’impact social. Pratiques et représentations dans les structures d’utilité sociale

AVISE

Méthodes : méthodes qualitatives

déc. 2016

 

mars 2017

En interrogeant les représentations et les pratiques des acteurs de terrain, l’étude décrypte les leviers, les enjeux, les freins qui conduisent les porteurs de projet à réaliser une évaluation d’impact social.

L’étude montre d’abord la diversité de pratiques de l’évaluation menées par les structures d’utilité sociale : il serait réducteur d’opposer les structures qui réalisent des évaluations d’impact social et celles qui n’en réalisent pas. Au contraire, tous les acteurs ont une appréhension, plus ou moins formalisée, de leur impact. Si tous ne mènent pas des évaluations formalisées, ils s’appuient néanmoins sur des outils – plus ou moins fiables, reconnus ou standardisés pour appréhender leur impact social.

L’étude révèle ainsi un continuum des pratiques d’évaluation d’impact social et 4 types de pratiques évaluatives :

  • la validation de l’impact social au ressenti « par l’expérience » ;

  • le « bricolage » grâce à des outils d’évaluation peu formalisées et construits de manière empirique ;

  • la revendication de mesure appuyée sur des outils formalisés ;

  • la revendication de scientificité.

L’étude montre ensuite que les structures d’utilité sociale ont tendance à privilégier le recours à des méthodes quantitatives, perçues comme plus efficaces pour communiquer facilement. Cependant, ces mêmes méthodes quantitatives sont aussi parfois perçues comme peu adaptées à l’analyse de l’humain et du social. Malgré la valorisation des méthodes qualitatives pour évaluer ce qui relève de l’humain,  elles sont perçues par les enquêtés comme moins fiables scientifiquement et complexes à mettre en œuvre.

L’étude révèle par ailleurs les différents types de freins (stratégiques, politiques, liés à la méconnaissance) qui limitent la mise en œuvre des démarches d’évaluation d’impact social et l’importance des leviers externes – en particulier financiers – pour les dépasser. Elle montre également qu’une fois la décision d’évaluer est prise, les difficultés de mise en œuvre de la démarche, de récolte des données puis de l’analyse sont souvent sous-estimées.

Enfin, par ses recommandations, cette étude invite les acteurs de l’ESS et ses financeurs à réfléchir sur ce que sont aujourd’hui et ce que pourraient être demain, les évaluations l’impact social.

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